Le GR 20 partie nord - carnet de voyage

 

 
 

Vizzanona - l'Onda

 

 17 septembre 2013 - départ 7h00 

Ce matin nous devons attendre que le tenancier roumain ouvre la salle du bar pour récupérer nous affaires déposées auprès de la cheminée. Par conséquent nous partons un peu plus tard que les autres jours. Nous pouvons toutefois boire un vrai café accompagné cette fois du Lonzu et pain achetés la veille à l'épiceria locale. Un régal!

Nous reprenons la route empruntée la veille jusqu'au croisement avec la variante qui mène au Monte d'Oro. De là nous suivons la piste forestière. Pour ma part j'ai bien récupéré, David un peu moins. Nous suivons le cours d'eau (l'Agnone) un certain temps pour arriver jusqu'à la cascade des anglais qui déverse peu d'eau en cette saison. Mais l'endroit reste beau. IL est encore tôt. Il n'y a personne. Mais plus tard ce site sera très fréqenté. Le sentier suit ensuite une série de petites cascades et trous d'eau pour arriver à la passerelle de Turtetttu, près de bergeries. Nous continuons à longer l'Agnone pour atteindre l'altitude de 1500 m, là ou subsistent les ruines d'un ancien refuge. Il fait plutôt beau mais le vent souffle assez fort. Nous avons devant nous la Punta Muratellu et prenons conscience de la montée qui nous attend. Avant cela nous gagnons un vaste plateau parsemé d'aulnes. De là nous montons à travers les barres rocheuses. Nous sommes dans la partie nord et c'est fort différent des terrains du sud... il y a très peu  de  passages techniques, mais des dalles et surtout les pistes terreuses cèdent la place aux blocs de granit, éboulis, dalles glissantes. Nous continuons notre ascension, je suis devant et garde un rythme régulier moyennement soutenu. David est à la peine. Nous rattrapons deux jeunes toulousains qui débutent aujourd'hui la partie nord. Après avoir échangé quelques mots avec eux, nous les laissons derrière nous. Nous atteignons le croisement de la variante qui conduit au Monte d'Oro. Le sentier grimpe encore un peu en passant sous le sommet de la Punta Muratellu. Nous sommes alors à l'altitude de 2141 m. Nous prenons une barre de céréales pour un apport d'énergie nécessaire après plus de 800 m d'ascension. L'Onda se mérite! j'ai pour ma part de bonnes sensations. J'ai légèrement déserré mes lacets de chaussures et placé des compeed sur mes chevilles et ne ressent presque plus de douleur. David m'avoue qu'il est sans force aujourd'hui. Je le laisserai passer devant pour la descente, d'autant que ses genoux vont être soumis à rude épreuve. 

Nous basculons donc dans une descente très longue de 700 m de dénivelé. Si l'étape est courte aujourd'hui, elle totalise près de 2000 m de dénivelé.... le vent souffle de manière impresionnante dans cette descente, ce qui complique l'exercice. Nous conservons notre coupe-vent sur nous. Au terme de 5h00 de marche nous sommes arrivés au refuge de l'Onda. Le gardien est 300 m plus bas, vers l'aire de bivouac. Je dois donc descendre et remonter environ 600 m et 200 de dénivelé supplémentaires pour me renseigner auprès de lui... cà ce n'est pas une bonne nouvelle!  Je gagne le baraquement du gardien et tente d'entrer quand j'entends hurler : il est sur l'aire de bivouac (il faut imaginer un enclos où sont regroupés les tentes - les hommes sont ici dans un parc et les chevaux sont -eux- en liberté au dehors). Je le vois arracher des tentes et les balancer. Le vent les emporte jusque contre les barrières. Il vocifère tout ce qu'il peut... en fait le vent violent à soulevé et déchiré plusieurs toiles. Là je me dis que cela ne va pas être simple de l'aborder. J'attends un peu et essaie de le "pendre dans le sens du poil"... j'arrive à apprendre que le refuge est complet. J'attends encore et il me propose un chalet en contrebas (8 couchages) avec douche chaude et 1/2 pension obligatoire.... c'est 41 euros ! Va pour cette formule. Une douche chaude nous fera du bien ! Je remonte jusqu'u refuge pour prévenir David. J'aperçois alors les 2 toulousains qui touchent au but. Nous déjeunons  avant de descendre à nouveau pour régler le gardien et nous rendre au fameux chalet. C'est en quelque sorte un petit refuge avec un panneau solaire qui chauffe l'eau. C'est encore en travaux. 2 marcheurs sont déjà là. Nous discutons avec eux et prenons notre douche. Elle est vraiment chaude.... nous pouvons faire notre lessive sous la douche. David en profite pour se raser. Nous faisons sécher notre linge au dehors en l'attachant bien car il y a un vent à décorner les boeufs. Un verre au réfectoire et c'est l'heure de manger. 2 fusils de chasse sont mis en évidence à l'entrée du local du gardien. David va prendre une carafe de vin et revient éclatant de rire... sa compagne l'appelle chouchou ! Nous voyons désormais ce gardien authentique et taciturne autrement... le repas est excellent (20 euros) : soupe corse, lasagnes à la brousse, fromage de brebis et fruit. Nous le prenons accompagné d'un jurassien qui a triplé l'étape. En fin de dîner le gardien, qui finalement s'avère sympathique, passe avec un pot de moutarde rempli d'une sorte de crème pâteuse. Peu de marcheurs se laissent tenter. j'en prends pour ma part une bonne tartine. Je demande qu'est-ce donc? Notre corse me répond "le fromage", c'est tout. En voyant ce que j'ai pris, il me dit "oh toi, tu vas exploser". J'apprécie les fromages forts mais là, je n'avais jamais connu cela : brûlant en bouche, avec une puissance que ni l'orange qui suivra ni le lavage de dents n'altéreront. Qui plus est, ce fromge vous déséche la bouche. Surprenant ! Quant au fait d'exploser je comprendrai dès le lendemain ce que cela voulait signifier...

Etirements et couchage vers 20h30. Nous avons prévu de doubler demain en prenant la variante des crêtes. L'incertitude c'est le vent. S'il ne faiblit pas, le gardien nous déconseille de passer par les crêtes (des rafales à 150 km/h ont été enregistrées aujourd'hui).

 

 interscetion ord et sud     passerelle vesr la casa Natura

              intersection GR nord et GR sud                                          Passerelle après la Casa Natura

cascade des anglais        cascade  des anglais

                      cascade des anglais                                                                cascade des anglais

 

l'Agnone         montée vesr la Punta Muratellu

                                l'Agnone                                                                   montée vers la Punta Muratellu

 

        digitales pourpres

                montée parmi les aulnes                                                                 digitales pourpres

 

vue depuis l'arête de la Punta Muratellu         le refuge

            vue depuis l'arête de la Punta Muratellu                                          le refuge de l'Onda

 

        vue depuis l'Onda

                bivouac et refuge à l'Onda                                                          vue depuis l'Onda

Etape difficile en raison de la raide montée vers la Punta Muratellu et de la longue descente pour gagner l'Onda.

Données topo : 9,23 kms - D+ 1221 m; D- 711 m

Temps de marche 5h00 (données topo guide : 6h40).

 

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 7 ème étape refuge de l'Onda - refuge de Manganu

18 septembre 2013 -  Départ 7h15.

Après un petit déjeuner au Lonzu (on y a pris goût) nous démarrons alors que le vent souffle encore très fort. On nous dit que cela devrait passer.... doit-on être rassurés ? Du refuge nous descendons sur une pente herbeuse jusqu'à Bocca d'Oreccia (1427m), jonction avec la variante Mare a Mare nord (balisage orange).

La première pente de la journée se fait assez raide, nous passons une brèche et gagnons Bocca a Meta (1890m). Le sentier continue par les crêtes, mais reste facile à parcourir (mélange d'herbe et de rochers). Il atteint l'altitude de 2000 m. Les rafales de vent dépassent les 100 km/h et nous déséquilibrent par moment. Tous ceux que nous croisons confirment que plus loin ce n'est pas mieux. La phrase qui revient le plus : "c'est chaud". Nous suivons la crête pour atteindre la Punta di i Pinzi par un raidillon qui nous entamme déjà bien. Heureusement ce n'est pas très long. Comme souvent dans les montées, je suis devant et avance régulièrement. Nous passons à côté d'un gros troupeau de brebis : il y a plusieurs centaines de têtes. Nous  montons encore légèrement  pour rallier le refuge de Pietra Piana (1842m).

Il est environ 10h30. Nous sollicitons le gardien pour utiliser le gaz. IL nous refuse l'accès! Nous sommes ébahis.... les refuges ne doivent-ils pas constamment être accessibles ? Il est très énnervé : ses cuves à eau sont vides, il se plaint de la supposée impropreté des randonneurs et nous essuyons sa colère. Alors que je vais aux toilettes, il revient vers moi : "tous les randonneurs sont des porcs... j'élève des porcs, il sont plus propres que les marcheurs... je vois passer 8000 randonneurs par an et ce sont tous des porcs" (sic). Nous tentons de nous mettre à l'abri du vent pour avaler un peu de charcuterie, du pain de mie et une barre de céréales. Nous remplissons  nos gourdes à la source puis repartons. L'étape est loin d'être finie. 

Du refuge la montée par le plateau herbeux est assez raide. Nous traversons l'arête pour changer de versant et nous nous engageons en direction N.O par le versant sud jusqu'à Bocca Muzzella (2206m). Nous atteignons ainsi notre permier col à  plus de 2200 m. David est bien mieux qu'hier. Nous sommes à l'abri du vent cette fois. Nous longeons les escarpements de la Punta Muzzella. On aperçoit à droite le petit lac de Rinosu. C'est pittoresque et la vue est splendide.  Nous atteignons Bocca Rinosa. En fait nous décrivons un demi cercle au-dessus du cirque où nichent les lacs. Nous longeons la Punta Muzzella en courbe de niveau tout en dominant le lac de Melu qui se découvre difficilement derrière des nappes de brume. Le décor quasi lunaire prend alors des aspects fantomatiques avec ces voiles de brouillard qui arrivent à une vitesse étonnante et qui d'une seconde à l'autre masquent tout.  Le lac de Capitellu, plus haut, lové dans sa cuvette, est peu visible. Bientôt en continuant notre rotation au-dessus du cirque nous avons un visu sur les deux lacs. C'est somptueux!  De nombreux randonneurs effectuent cette seule étape. De fait nous croisons des marcheurs sans sacs à dos ou très peu chargés. Autour du lac de Melo, il y a foule. Nous descendons alors un versant  couvert d'aulnes pour arriver à Bocca a Saglia et gagner à la brèche de Capitellu (2225m) après plusieurs raidillons dont à chaque fois nous pensons qu'il s'agit du dernier. Nous nous situons alors au sommet du GR 20. Pour arriver à ce col, les passages sont parfois techniques. Une chaîne permet de gravir une pente raide qui peut impressionner vue du bas. Nous devons même nous engager dans un corridor ténu et passer sous un rocher par un trou très étroit. Lors de ce passage, David rigole devant mes contorsions et me demande de me baisser davantage. Mais je touche déjà le sol.... Quand vient son tour il se retrouve coincé et je dois le tirer par les bras.... là c'est moi qui m'esclaffe ! 

La fatigue se fait sentir cette fois. Nous gagnons un itinéraire escarpé qui pénètre dans une zone particulièrement rocheuse. la descente se fait à travers rochers et pierriers et parvient jusqu'à un cirque occupé par un petit lac.  Nous sommes usés. Elle est longue et sollicite les muscles et articulations. Nous traversons un plateau de pozzines. J'ai la cuisse droite tétanisée et lors d'un passage annodin, je me prends une belle gamelle sans conséquence, mais c'est un avertissement. Ensuite nous franchissons une barre rocheuse, passons le ruisseau pour arriver au refuge de Manganu (1601m).

Nous ne sommes pas fâchés d'en finir avec cette belle mais longue et éprouvante étape. Nous nous reposons un peu car nous sommes entammés après cette double étape. L'accueil est chaleureux. Le gardien nous prête une tente à monter faute de place au refuge. Nous l'installons rapidement. Ensuite je me rends à la douche mais il y une telle queue, que j'abandonne l'idée de me laver....Le souir venu, nous avalons sans nous faire prier une grosse assiette de pâtes aux légumes et une salade de fruits (13 euros). Nous dinons avec un couple qui travaille en milieu hospitalier. Ils travaillent tous deux en Suisse, pas très loin de chez nous : Romain et Aurore. Cette dernière est originaire de Pontarlier, dans le Doubs, comme moi.  Nous passons un moment agréable. Après quelques étirements nous dormons pour la deuxième fois sous la tente. A côté de nous, un marcheur dort à la belle étoile, encerclé d'un muret de pierres. Il est totalement enfermé dans un sac de couchage....bizzare! Dehors c'est la phobie du renard ! Certains monteront la garde durant la nuit...nous entendons ci et là que plusieurs randonneurs se sont fait mordre. Il paraît qu'un goupil sévit à Castel de Verghio. Notre nuit sera reposante malgré l'humidité qui remonte par le sol et l'odeur de nos vêtements...

 

        

                      variante des crêtes                                                                      variante des crêtes

 

       

          brebis le long de la variante des crêtes                                                  variante des crêtes

 

      

                      montée après Pierta piana                                                       Bocca Muzzella

 

     

                   arrivée à Bocca Muzzella                                                         lac de Rinoso

       

                               lac de Melo                                                                  Punta Muzzella

     

            les lacs de Melo et Capitellu                                                ascension vers Bocca di Porte

      

            montée vers la brèche de Capitellu                                                            un choucas

       

                descente après la brèche                                                        petit lac dans la vallée

 

pozzines avant le refuge de Manganu

Etape très difficile. Beaucoup de difficultés, de passages  techniques + une descente interminable vers Manganu.  Presque 3000 m de dénivelé!

Données topo : 15,03 kms - D+ : 1490 m ; D- : 1330 m.

Temps de marche 8 h (données topo guide : 10 h).

 

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8ème étape refuge de Manganu - Castel de Verghio

 19 septembre 2013 - départ 7h05

Nous avons décidé aujourd'hui de reposer les organismes en ralliant Castel di Verghio, ce qui présente un double avantage : d'une part l'étape est courte et roulante et d'autre part nous pourrons profiter d'une douche chaude et d'une après-midi de repos. Nous partons à 7h05 du refuge après avoir déjeuné avec la traditionnelle charcuterie corse.  Le temps est incertain. Nous entamons cette étape par une légère montée en franchissant une passerelle suivie d'une légère descente. La pente devient plus marquée ensuite pour arriver aux bergeries de Vaccghja. Des randonneurs ont passé la nuit à cet endroit et ils sont en pleine préparation pour leur départ. Le sentier est très roulant. Nous marchons sur un tapis d'herbe, ou une sente en terre avec très peu de cailloux. Quelle contraste avec les jours précédents! Nous arrivons ainsi, tout en suivant la rive droite du Tavignnu, au Lac de Ninu. Le brouillard et épais et les chevaux qui paissent tranquillement au bord de cette étendue d'eau se détachent difficilement du paysage. Le site est magnifique avec ses pozzines :  trous d'eau situés dans de vastes prairies qu'on observe dans les montagnes corses et reliés par des canaux naturels creusés par l'écoulement de l'eau issue de la fonte des neiges qui se trouvent dans de vastes prairies. Nous buvons un coup à la source qui se situe juste au-desus da la fontaine di u Lavu di Ninu. Le brouillard nous empêche de voir le lac dans sa totalité et dès qu'on grimpe jusqu'au col de Bocca a Reta, nous ne le distinguons plus du tout. Pour parvenir au col, le sentier jouxte un énorme cairn qui fait au moins 2 m de haut. C'est venté et il fait frais : 5°.  En suivant l'antique chemin muletier nous parvenons à Bocca san pedru (1883m) où des hêtres fortement penchés sous l'effet du vent nous rappelent la rudesse du climat de la montagne corse. En contre-bas nous apercevons les premiers radonneurs qui arrivent dans l'autre sens.  Depuis le col Saint-Pierre nous gagnons la crête de la Serra San Tomaghiu. Après la descente est loin d'être une promenade de santé entre sentier poussièreux et blocs de pierre. Nous y croisons beaucoup de monde : des marcheurs qui vont contempler le lac de Ninu ou des corses avec leurs mules et parfois enfants. Le soleil s'est levé et le temps devient très agréable. Nous faisons tomber le coupe-vent. Ensuite, le sentier suit un parcours en courbe de niveau et après une dernière montée nous arrivons vers 11h30 à la petite station de ski du Castel di Verghio. Nous nous posons devant le gîte car il faudra revenir à l'hotel pour accéder aux dortoirs vers 13h30. Il fait très beau et chaud : 27°! Nous nous ravitaillons à l'épicerie : saucisson, pain, oranges et biscuits. Il est temps pour nous de préparer notre lyophilisé, accompagné d'une orange. Il n'y a qu'un marcheur sur place, qui fait une halte avant de repartir. Nous profitons du soleil allongés sur les bancs. Je prends notre linge et non sans mal parvient à lancer le lave linge (4 euros avec la dose de lessive). Cela va vite sécher avec ce temps! Nous prenons ensuite possession du gîte. Il n'y a encore personne. Un groupe arrivera un peu plus tard ainsi que J.P, un aveyronnais bien sympatique. Nous prenons une douche chaude : un pur bonheur! Plus tard nous apercevons Aurore et Romain. Ils plantent leur tente au bivouac. Nous passeront finalement une partie de l'après-midi ensemble. Le soir arrivé, chacun sort quelque chose de son sac et nous la jouons "auberge espagnole", David, moi, Aurore, Romain et JP. Un peu de vin acheté à l'épicerie, nos paquets de nouilles chinoises, du saucisson etc. Ce sera un vrai festin et un authentique instant de convivialité. Nuit au gîte 15 euros. 

refugde de Manganu      

              départ du refuge de Manganu                                                         sentier roulant

Lac de Ninu       pozzines

                         lac de ninu                                                                             pozzines

 

pozzines     

                                 pozzines                                                              peu avant Bocca san Pedru

col Sint-Pierre      

                         Bocca san Pedru                                                             depuis Bocca san Pedru

vache et son veau      Castel del Verghio
                       vache et son veau                                                                   Castel del Verghio

 

vue depuis le Castel del Verghio

vue depuis le Castel del Verghio

 

Etape facile : roulante, peu de dénivelé.

donnés topo : 15,43 kms - D+ 438 m ; D- 600 m.

temps de marche 4h15 (données topo-guide : 5h45).

 

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9émé étape Castle del Verghio - Tighjettu

20 septembre 2013 - départ 6h45

Au lever nous hésitons encore sur le terme de l'étape du jour : bergeries d'u Vallone ou pousserons-nous jusqu'au refuge de Tighjettu? Ce sera selon notre forme et selon l'accueil aux bergeries...nous terminons le lonzu au petit déjeuner + quelques BN. Nous saluons JP et disons au revoir à Aurore et Romain qui arrêtent là leur parcours sur le GR.

Nous reprenons la route et Gagnons par le sentier qui contourne le Capu di Vergio une intersection avec le Mare a Mare Nord. Nous pénétrons dans une belle forêt avec de majestueux pins laricio pour atteindre les bergeries d'E Radule après le ruisseau du même nom. Il y a là de belles vasques d'eau claire. Nous avons consommé quasiment toutes nos provisions et sentons que le poids du sac à dos est bien moindre. Nous traversons ensuite le Golu et suivons un long moment le fleuve. Nous sommes alors dans une vallée encaissée d'où nous voyons de loin le refuge de Ciottulu a i Mori. Le sentier, curieusement, réalise un long détour pour mener au refuge alors que le la ligne droite ne semble pas poser plus de difficultés....la pente est moyennement forte et régulière sauf sur la dernière portion où elle s'accentue légèrement avec un terrain qui devient plus caillouteux. Peu avant le refuge nous croisons 2 randonneurs qui nous questionnent sur la vue qui se dégage : il s'agit du golfe de Porto. C'est un merveilleux panorama dont nous profitons pendant quelques minutes. Nous faisons une courte halte au refuge d'où l'on profite d'une vue dégagée.

Nous remontons un peu après le refuge pour passer un col à 1962m, Bocca di Foggiale, et attaquer la descente dans la vallée suivante. Il y a là un groupe avec un guide. la descente est longue et technique dans sa première partie. Il fait beau. Nous croisons pas mal de randonneur dont un en ...tongues! Dans la descente, David se prend une gamelle et atterrit sur les fesses, tout ça devant un groupe qui applaudit. Nous gagnons ensuite un vallon, traversons en sous bois un petit ruisseau et toujours à travers la forêt atteignons après une belle montée les bergeries d'U Vallone. Il fait chaud à cette heure de la journée. Contrairement à 2007, la magie des lieux n'opère pas et le gardien n'est plus le même : il s'agit d'un gros barbu peu avenant. Notre décision de poursuivre jusqu'au refuge de Tighjettu ne se fait pas attendre...Nous nous installons sur le bivouac pour une pause déjeuner ; saucisson et pain + une barre de céréales. Nous avons des spectateurs inattendus : 2 ânes qui n'attendent que de manger notre pain avec parfois une insistance marquée. L'eau à la source captée est tiède car le  tuyau parcours un long trajet à même le sol et du coup chauffe au soleil. De là nous apercevons le refuge environ 250 m plus haut...la pente semble ardue...

Après une pause de 30 mn, nous montons le long du ravin sous un soleil qui nous fait souffrir et rend plus difficile cette ascension. Au bout d'une trois-quarts d'heure nous sommes au pied du refuge. l fait 26°. Il ressemble à un gros insecte perché sur ses grosses pattes en bois. Nous prenons une douche tiède car là encore le flexible en PVC qui amène l'eau serpente  800 m sur la roche et chauffe sous l'effet des rayons du soleil (ça c'est de l'énergie renouvelable!). Lessive et accès au couchage. Nous sommes situés au deuxième étage de couchettes et c'est peu pratique car pour y accéder il faut utiliser une échelle mobile. Le refuge est cependant très propre (traité contre les puces et punaises de lit, rayonnages pour les chaussures et porte-bâtons de marche). Le gardien est d'un accueil très sympathique. Nous lézardons une bonne partie de l'après-midi au soleil. Du refuge on peut apercevoir des randonneurs qui se baignent dans les vasques situées plus bas. Le site est superbe. Nous sommes aux premières loges pour appréhender la montée vers Bocca Minuta. Beaucoup de randonneurs arrivent du cirque de la solitude et semblent ravis d'être "passés". Je discute un bon moment avec un anglais dans la langue de Shakespear. Nous retrouvons également les toulousains. Ils sont partis de Ciottulu a i Mori ce matin. Il n'y a pratiquement pas de ravitaillement au refuge et nous sommes presque à vide...

On discute longuement avec le gardien. Nous lui indiquons notre projet de doubler le lendemain et le questionnons au sujet de l'ancien GR qui permet d'éviter ASCU et sa longue descente. Il nous précise que c'est faisable en 8h environ en marchant bien et que l'ancien GR est plutôt sympa à faire (on est sur les crêtes et les paysages sont à voir). Après qu'il nous ait précisé où prendre la jonction nous le laissons à sa cuisine car il prépare la "sauce". Le soir venu nous prenons un bon repas : charcuterie, spaghettis sauce Tighjettu (excellent et très copieux) et dessert. Nous  mangeons en compagnie d'un retraité quelque peu narcissique et d'un colosse belge qui est débardeur dans la vie. Nous ne tardons pas à nous mettre au lit car l'étape de demain est longue et le dénivelé affole les compteurs....j'ai hâte de me confronter à ce fameux cirque de la solitude que nous n'avons pu emprunter en 2007 à cause de la neige.

 

 forêt après castel di Verghio      bergeries

             forêt après le Castel di Verghio                                             bergeries de e radule

    

                                  bergeries                                                      cascade autour de la bergerie

sentier de tanshumance          

                  sentier de tanshumance

 

sentier le long du Golu         golfe de Porto

                  le sentier le long du Golu                                                             golfe de Porto

 

montée avec au loin refuge de Ciottulu a i Mori.      

   montée avec au loin refuge de Ciottulu a i Mori.                  ascension en direction de Ciottulu a i Mori

 

 au refuge de Ciottulu a i Mori       vue depuis le refuge

                 au refuge de Ciottulu a i Mori                                                     vue depuis le refuge

 

descente apres Bocca di Fuciale       

        descente apres Bocca di Fuciale                                         passage sous un pin laricio  tombé au sol

 

        montée vers le refuge Tighjettu

      forêt avant les bergeries d'u Vallone                                              montée vers le refuge Tighjettu

 

arrivée au refuge       le refuge

                       arrivée au refuge                                                                      le refuge

 

 vue depuis le refuge         

                      vue depuis le refuge                                                          le GR qui arrive à Tighjettu

 

 

Etape difficile : descente technique après Ciottulu a i Mori et montée abrupte en direction de Tighjettu sous la chaleur.

donnés topo : 13,75 kms - D+ 1192 m ; D- 590 m. 

temps de marche 5h40 (données topo-guide 7h05).

 

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10 éme étape Castel di Verghio - refuge de Carozzu

21 septembre 2013 - départ 6h45

Après un petit déj' choco BN, nous partons tôt du refuge de Tighjettu. Il fait encore sombre mais une belle journée s'annonce encore. Comme souvent nous sommes très peu à emprunter le sentier dans le sens sud-nord. Un groupe d'italiens nous accompagne et un peu derrière le super routard narcissique d'hier avec son épouse.  C'est déjà une bonne difficulté qui nous attend : près de 600 de dénivelé entre les dalles et éboulis pour atteindre Bocca Minuta (2218m). Pour une fois, David passe devant dans cette montée.

Nous basculons dans le cirque les premiers dans un silence de cathédrale de circonstance car  les montagnes qui l'encerclent font penser à ces édifices. Le paysage est vraiment lunaire....ce qui est certain c'est que nous bénéficions de conditions optimales pour la traversée : pas d'humidité, pas de randonneurs et donc pas de chutes de pierres à redouter....Les pierriers cèdent la place à de grosses dalles rocheuses sur lesquelles, par endroit, sont fixées de grosses chaînes qui facilitent la progression. Nous avons rangé nos bâtons de marche qui ne nous seront d'aucune utilité sur ce parcours où les mains sont souvent utilisées. Je profite de cette traversée dans cet environnement hostile. On y est! Nous descendons au fond du cirque d'E Cascetoni par ces barres abruptes équipées de mains courantes et échelles, mais franchement ce n'est pas très compliqué. cela réclame simplement une concentration de tous les instants.  Certes cela peu impressionner, mais avec de telles conditions, c'est largement faisable. Les premiers randonneurs derrière nous entrent dans le cirque. Nous remontons au N-O jusqu'à Bocca Tumasginesca (col perdu -2181m). La montée semble facile. Il est vrai qu'il est plus aisé d'utiliser les mains dans ce sens (ce doit être certainement plus délicat dans le sens de la descente). Dans la seconde partie la pente est équipée de chaînes. Nous progressons assez vite et nous croisons ceux qui basculent dans le sens nord-sud à une dizaine de mètres du sommet. Voilà, on a passé ce fameux cirque en 1h15 minutes.

Nous entamons alors la descente à travers une zone d'éboulis pour atteindre une cuvette d'origine glaciaire de couleur rougeâtre appelée Lavu d'Altore (1930m). A proximité nous trouvons la source dont la gardien nous a parlé à Tighjettu. Nous faisons à cette occasion notre première pause. Un peu plus loin nous prenons l'ancien GR à l'aide du GPS, qui à cete occasion nous est bien utile. Cette variante nous permet d'éviter 400 mètres de dénivelé négatif suivi d'autant de dénivelé positif. Nous nous  engageons donc sur l'ancien tracé du GR qui part sur la gauche et passe par la brèche de Missoghiu. les traces sont par endroit complètement effacées mais heureusement il y a pas mal de cairns. Au bout d'une centaine de mètres, ça remonte droit dans le pentu. dur-dur!  Arrivés au col attenant à celui de  Punta Stranciacone, nous nous posons pour déjeuner. La vue est magnifique mais le repas tristounet. Je rigole à la vue de la mine de David qui sort sa boite de salade de thon que nous avons achetée au refuge la veille. Après une demi-heure, nous repartons. Le sentier longe les crêtes avec quelques passages techniques, toujours à environ 2000 m d'altitude. Peu de randonneurs évoluent sur ce tracé.  Parfois il faut chercher les cairns ou les restes de traces et à plusieurs reprises nous devons revenir sur nos pas.  Nous profitons de belles vues sur la balagne depuis ces crêtes.

Nous rattrapons enfin le tracé actuel juste avant le Bocca di Stagnu. La variante par l'ancien GR est en définitive une bonne alternative mais reste peu aisée. Nous contournons la crête jusqu'au Bocca di a Muvrella (2000m). Un groupe est arrêté. On se trompe et devons revenir sur nos pas sur une cinquantaine de mètres....pas l'un d'entre eux ne nous aura prévenu...pas sympa! Nous plongeons dans un corridor assez raide et débouchons sur le lac de la Muvrella (1860m). Avec ce soleil généreux, j'ai bien envie de me poser au bord du lac et pourquoi pas d'y gouter...mais il y a déjà pas mal de monde et surtout  la dernière descente de la journée avec presque 1000 mètres de dénivelé dont 800 encore à réaliser. Cette descente semble interminable.

Le sentier descend par de grandes dalles rocheuses équipées de câbles qui surplombent un ruisseau. nous devons constamment descendre en "freinant" avec les pointes de pieds sur ces dalles obliques et  nous sommes vraiment fatigués. Nous  arrivons enfin à la passerelle de Spassimata. Il nous reste e encore 15 mn de montée jusqu'au refuge de Carrozu (1270m) mais après cette longue journée, nous arrivons éteints au refuge vers 15h30. l'endroit est agréable. On peut y voir la mer. Un peu plus tard, on retrouve les toulousains qui redescendent par Bonifatu le lendemain et surprise! Lolo le normand qui a triplé et  qui arrivera à 18h00. Son ami, Jean-Pierre, a abandonné à Campanelle et lui a décidé de continuer. Ils se retrouveront à Calenzana. Lolo a perdu ses bâtons de marche et ses lunettes après une chute. Il paraît à bouts de force.

Il n'y a pas de ravitaillement au refuge mais c'est propre. Il est équipé de toilette sèches et de plusieurs douches. Rien à voir avec ce que nous avions connu ici 6 ans plus tôt! (je mes souviens d'un simple tuyau qui faisait office douche et qui était délimité des "toilettes" par un dudimentaire rideau). Comme tous les après-midi le rituel est bien installé : douche, lessive, David fait sa sieste et moi je note mes observations. Le soir on mange une omelette au fromage et à la menthe (9 euros - bonne) accompagnée d'un repas lyophilisé . Nous échangeons avec les toulousains, le normand et un ancien que nous surnommerons le "papé" et qui fait la moitié nord à son rythme. Il nous apparaît très fatigué. Nous nous couchons vers 20h30 après nos étirements quotidiens.

 

 montée Bocca minuta          soleil levant avant Bocca minuta

                   montée en directon du cirque                                                  soleil levant avant Bocca minuta

 

Bocca Minuta        descente dans le cirque

                       Bocca Minuta                                                                       descente dans le cirque

 

      

                 descente dans le cirque                                                               descente dans le cirque

       

                     descente dans le cirque                                                      descente dans le cirque

      

                remontée vers le col perdu                                                    au fond du cirque

 

      

                      Lavu d'Altore                                                                               ancien GR

 

vue depuis Punta Stranciaconne       

          vue depuis Punta Stranciaconne                                             pause à Punta Stranciaconne

        descente_apres_Bocca_di_a_Muvrella

        Vue sur Ascu stagnu depuis les crêtes                                   descente après Bocca di a Muvrella

       vue sur la baie de Calvi

                      Dalles rocheuses                                                                 vue sur la baie de Calvi

   

 vasque d'eau claire        passerelle de Spassimata

                             vasque d'eau claire                                                  passerelle de Spassimata

 

                                                                      refuge de Carozzu

 

étape très difficile, longue avec pas mal de pas d'alpinisme et la chaleur qui complique l'exercice.

Données topo :  9,15 kms , D+ 1140m ; D- 1570 m.

temps de marche 7h00 (données topo-guide : 10 h).

 

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 11 ème étape Carozzu - refuge d'Ortu di u Piobu

22 septembre 2013 - départ 6h45.

Après un déjeuner frugale en compagnie du papé et du normand,  nous partons tôt. Il fait encore sombre et nous cherchons les marques. Le normand est parti quelques minutes devant nous et nous l'apercevons quelques hectomètres plus haut dans cette longue montée qui s'avère raide par endroit. Nous le rejoignons peu avant Bocca di l'Innominata (1865m). Nous n'avons mis qu'une heure pour rejoindre ce sommet. Le normand fait une halte. Nous le laissons là. Encore un raidillon et nous sommes à Bocca d'Avarloli. Dans le cirque, peu avant nous effrayons deux perdrix qui prennent leur envol au-dessus de nous. 5 minutes plus loin on a la chance de contempler pendant presque 1 minute une mouflone et son petit qui ont tôt fait de dévaler un pierrier en forte pente. Quel spectacle!

Nous continuons sur le sentier pour atteindre le sommet de l'étape à 2047 m. Il est temps pour nous de faire une petite pause et de manger une barre énergétique. Nous ne nous sommes pas encore arrêtés. Nous sommes en pleine forme ce matin. Les muscles et  les articulations vont bien et nous oublions notre sac à dos qui ne pèse plus que 12 kgs. Nous traversons une succession de petits collets et des éboulis. Puis en courbe de niveau légèrement descendante le sentier passe dans un immense pierrier pour atteindre Bocca di Pisciaghja (1850m).

Ensuite nous descendons parmi de gros rochers. Lors de ce passage nous coupons à travers les éboulis et perdons de vue le balisage, du coup on emprunte le sentier à contre sens. On fait un détour de 500 m....quand on aime ....Cette descente n'est pas trop difficile, les appuis sur les blocs sont stables. On laisse la source et la bergerie pour remonter sur 150 m. On voit alors le refuge en contrebas, 700 m plus loin. Nous arrivons à  Ortu di u Piobu à 11 h 15. Dix minutes plus tard, le normand arrive. On mange ensemble notre dernier repas lyophilisé (je lui en donne un car il n'a plus rien). Lui repart pour Calenzana pour terminer aujourd'hui et rejoindre son pote à Calvi.

La gardienne est absente. Nous sommes pour notre part impatients de goûter à ses lentilles aux figatellu. On attendra toute la journée en vain....elle ne viendra jamais! De sorte, nous enrageons de ne pas avoir doublé...il y a longtemps qu'on serait à Calenzana. On échange avec ceux qui en finissent avec leur première étape dans l'autre sens...certains arrivent tard et tout rouge! Il est vrai qu'il fait chaud. Nous sommes torse-nu sur la terrasse. Le soir arrivé, deux randonneurs nous donnent de quoi manger car nous n'avons plus rien. Dans notre malheur nous profiterons gratuitement du refuge cette nuit. On s'inquiète car on n'a toujours pas vu le papé arriver. Il arrivera finalement aux alentours  19h00. Il aura mis plus de 11 heures pour réaliser cette étape. L'aire de bivouac est bien remplie. Nous devons être les seuls avec le papé à avancer dans le sens sud-nord.  Dire que demain on aura terminé! Nous tuons la soirée en jouant au tarot (avec un jeu que nous avons "emprunté" à la gardienne)...nous nous couchons vers 22h00. Ce sera notre plus longue veillée du GR!

 

premier col de l'étape       Bocca d'Arvoli

                         1er col                                                                                         Bocca d'Arvoli

 

      

                vue depuis Bocca d'Arvoli                                                        sommet de l'étape

 

           mouflons entre Avaroli et Pisciaghja

               grande dalles rocheuses                                               mouflons entre Avaroli et Pisciaghja

 

 

      

      dernier raidillon avant le sommet de l'étape                                   vue depuis le sommet de l'étape

 

         

                 avant Ortu di u Piobu                                                                        avant Ortu di u Piobu

 

        le refuge à 700 m depuis le sentier

                       vue sur la balagne                                                         le refuge à 700 m depuis le sentier

 

soleil couchant à Ortu di u Piobu

soleil couchant à Ortu di u Piobu

Etape difficile : longue ascension et descente dans les éboulis - fort dénivelé sur une courte distance.

données topo : 6,8 kms - D+ 910 m ; D- 780 m.

temps de marche 5h15 (données topo-guide 6h00).

 

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12ème étape Orti di u Piobu - Calenzana

 

22 septembre 2013 - départ 6h45

 

Après avoir déjeuné avec le peu qu'il nous reste (1 barre d'ovomaltine et 4 biscuits pour nous deux), nous partons au lever du jour. La descente est assez régulière et hormis quelques passages, on peut dérouler. Une heure après notre départ 6 sangliers traversent devant nous en file indienne. Toujours surprenant! On bénéficie désormais d'un zone couverte par le réseau. Aussi, on rassure rapidement nos familles et on repart à un bon rythme. On aperçoit la baie de Calvi : magnifique.

On profite d'un superbe panorama depuis Bocca a u Saltu (1250 m). Je suis derrière David, comme souvent dans les descentes afin de prendre son rythme à lui. On atteint rapidement le promontoire d'Arghoja et on franchit une crête avec cette fois Calenzana en visu. Nous descendons vite, courons même par endroit sous les yeux surpris de ceux qui démarrent leur périple dans l'autre sens et qui souffrent déjà du chaud. Le temps est beau et chaud. Ca sent bon l'arrivée! On parvient au croisement avec le Mare e Monti.

La végétation a changé : adieu l'étage montagnard et de nouveau une flore méditerranéenne avec le maquis.  A 300 m de l'arrivée alors que nous courons sur une portion anciennement pavée, ma cheville gauche part...cette fois je crois que j'ai droit à une foulure!  De fait nous ralentissons et gagnons le départ du GR20 nord où nous figeons l'instant avec une dernière photo.

Nous nous arrêtons au supermarché SPAR. Il est 10h45! Nous avons parcouru cette dernière étape en ....3h! On se ravitaille pour la journée et le petit déjeuner du lendemain. Le gîte n'ouvre qu'à 16h, alors on téléphone à nos proches, on fait traîner le repas et nous visitons le village de Calenzana. Une consommation au bar du GR nous donne l'occasion de voir passer devant nous ceux qui débutent leur GR...Il y a 12 jours nous étions à leur place. Vers 16h on croise le "papé" qui lui aussi termine son GR. Il est heureux!

 Nous avons réalisé le GR20 en 65 h 55 mn. Et nous aussi, nous sommes heureux!

le lendemain nous rallieront Calvi en stop et profiterons d'une mer à 23°. Puis nous rejoignons Ajaccio par le train corse (comptez 5 h de trajet) pour passer notre dernière nuit en Corse à l'hotel avant notre envol pour Mulhouse. 

 vue sur le golfe de Calvi        

                 vue sur le golfe de Calvi                                                                 chèvres dans les rochers

 

depuis Bocca a u Saltu       

                         Bocca a u Saltu                                                vue sur Calvi depuis les hauteurs de Calenzana

 

        

           Vue sur Calenzana depuis le sentier                                                           l'arrivée

 

        

                 L'église de calenzana                                                                         Calenzana   

 

Etape facile, roulante et sans difficultés.

données topo : 10,44 kms, D+ 50 m ; D- 1295 m.

temps de marche 3 h (données topo guide : 5 h).

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